Urologue au Pôle santé sud, au Mans, Maximilien Baron estime que le dépistage des cancers de la prostate et de la vessie n’est pas suffisant. Il participera aux actions menées dans le cadre de Mai jaune.
Le Maine Libre : Quelles sont les principales pathologies traitées en urologie ?
Maximilien Baron : « L’urologie est une spécialité médico-chirurgicale. Le champ est très vaste puisqu’il englobe l’ensemble de l’appareil urinaire. On traite des cancers comme des problèmes fonctionnels : pathologies rénales, vésicales, prostatiques mais aussi génitales chez l’homme et la femme, ainsi que les pathologies sexuelles et les douleurs pelviennes. Les consultations les plus fréquentes concernent les pathologies de la prostate (cancers et adénomes), l’incontinence urinaire et les pathologies sexuelles. »
Vos patients vous consultent pour des pathologies parfois taboues comme les problèmes d’érection ou l’incontinence. Comment les accompagnez-vous ?
« Le patient qui vient nous est adressé par son médecin traitant. C’est un premier pas important car la majorité des personnes n’osent pas en parler à leur généraliste. Lors de la première consultation, on écoute le patient et on adapte le traitement en fonction de ses attentes. Les problèmes érectiles n’ont chez certains hommes aucune incidence sur leur vie de couple. Chez d’autres, il est fondamental d’avoir une érection. Beaucoup viennent avec un sentiment de honte. On les déculpabilise et on leur dit qu’ils ne sont pas les seuls à souffrir de cette pathologie. »
Justement, à combien estimez-vous le nombre d’hommes ayant une dysfonction érectile ?
« Une personne sur trois après 40 ans…
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